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ATELIER INTERNATIONAL DE GENÈVE SUR L’ACCUEIL ET L’INTÉGRATION DES JEUNES RÉFUGIÉS EN AFRIQUE

Du 21 au 23 novembre 2011, s’est tenu à Genève en Suisse et plus précisément à la Haute Ecole de Travail Social de Genève (HETS), un atelier international sur le thème : Accueil et Intégration des jeunes réfugiés en Afrique et en Europe : Regards croisés des chercheurs. Cette rencontre regroupait une vingtaine de chercheurs spécialisés sur les questions de migration en Afrique ou sur les migrants d’origine africaine en Europe. Cet atelier était organisé par le Réseau de Recherche Comparative sur les réfugiés africains en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Suisse avec comme institutions partenaires la Haute Ecole de Travail Social de Genève (HETS), le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA), l’Institut de Recherche en Population, Développement et santé de la Reproduction de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS). Les participants ont non seulement discuté les résultats préliminaires de la recherche sur les aspects psycho-sociaux, d’identité et de résilience des jeunes réfugiés en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Suisse, mais , ils ont aussi échangé sur d’autres études portant sur l’accueil et l’intégration des jeunes et mineurs réfugiés de manière générale et des jeunes réfugiés africains en Europe en particulier (Belgique, Espagne, France, Italie). Au cours de cet atelier, un accent a été mis sur le sort des migrants mineurs qui vivent des situations difficiles au cours de leur migration ou dans les pays d’accueil. Qu’ils soient appelés mineurs étrangers non accompagnés (MENA) en Suisse et Belgique ou Mineurs Isolés Etrangers (MIE) en France, ces jeunes migrants rencontrent de nombreux problèmes dans leur quête du statut d’asile dans les pays Européens. En comparant les contextes Africain et Européen, il est clairement ressorti des discussions que les jeunes réfugiés ou demandeurs d’asile vivent dans la précarité sociale et économique. Si ceux d’Europe peuvent accéder plus facilement à une formation professionnelle et bénéficient d’un meilleur encadrement dans des centres d’accueil, leur réseau social est réduit à des portions congrues, ce qui est le juste opposé des réfugiés vivant en Afrique. Dans tous les cas, ces vides difficiles à combler créent de nombreux problèmes psychiques et de santé mentale. Au terme de la rencontre, le groupe a jeté les bases de la mise en place d’un réseau plus large de chercheurs et d’acteurs des questions de migration pour mettre un accent sur les aspects encore peu abordés jusqu’ici. L’un des plus importants est la problématique de la transition entre le statut de mineur et la majorité. Par Dr Gilbert Fokou

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