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1er Festival de Garba en Côte d'Ivoire : Acquis et perspectives du CSRS dans le cadre des recherches effectuées sur le manioc

L’attiéké-garba est une variante de l’attiéké, qui est une sorte de couscous fait à base de manioc. Outre sa facilité de conservation et d’adaptation à tout type d’accompagnement (poisson, viande, thon, poulet, spaghetti, œuf etc.), il se prête aisément à toutes les bourses, faisant ainsi de l’attiéke, l’un des mets les plus appréciés des citoyens ivoiriens et par ricochet des peuples vivant en Côte d’Ivoire. Bref, l’attiéké se positionne aujourd’hui comme un mets national à l’instar de la Pizza pour l’Italie et du Mc Donald's (Mc Do) pour les Etats Unis. A l’initiative du groupe Galaxie, a eu lieu les 28, 29 et 30 Octobre 2011, le festival national de « Garba » au jardin « canal au bois » à Treichville. Pour son lancement, l’évènement a enregistré les acteurs étatiques dont le District d’ Abidjan, le Ministère de la production animale et des ressources halieutiques ainsi que celui du plan et du développement, assurant le parrainage dudit festival. Le caractère culturel et traditionnel de l’Attiéke-garba a également nécessité d’associer la chefferie du village d’Anoumabo. Faisant suite aux allocutions, les visiteurs ont pris d’assaut le stand du CSRS pour s’enquérir des avancées de la recherche effectuée sur le manioc, matière première servant à la fabrication de l’attiéké-garba. Il y avait pour les entretenir le Dr Nindjin Charlemagne, le Dr Konan Georgette et le Professeur Bassirou Bonfoh. Prenant en premier la parole, le Directeur Général du CSRS a d’abord relevé l’importance de cette denrée alimentaire avant d’éclairer le public sur tous les risques encourus selon la qualité de l’attiéké consommé. Il a en outre indiqué que l’attiéké-Garba est le fruit d’une cuisson accélérée de l’attiéké, ce qui conduit à un taux de cyanure élevé dans ce produit et serait à la base des somnolences répétées dont souffrent les consommateurs du Garba. Il a également recommandé de faire attention à la présence des microorganismes (Bacillus cereus / Yobouet et al. 2011) contenus dans l’attiéké Garba, qui peuvent provoquer des douleurs abdominales, diarrhées, vomissements et nausées. En réponse à tous ces risques auxquels sont confrontés les consommateurs d’attiéké-garba, le Prof. a recommandé à son auditoire le réchauffage systématique de l’attiéké vendu sur le marché avant consommation. » L’intervention du DG du CSRS a été appuyée par une communication animée par le Dr Nindjin Charlemagne et le Dr Georgette Konan sur les thèmes : «Recherche sur le manioc au CSRS: acquis et perspectives » et « Qualité nutritionnelle de l’attiéké-Garba ». Au cours de leur présentation, ils sont longuement revenus sur les aspects agronomiques, microbiologiques et toxicologiques de l’attiéké garba sans toutefois oublier les volets économie de marché et technologie alimentaire. Après avoir donné des conseils d’usage sur la période optimale de plantation du manioc_petite saison pluvieuse de décembre_le Dr Nindjin a beaucoup insisté sur les études microbiologiques menées avant d’indiquer que le but final est de contribuer à développer un ferment standard pour la production du manioc comme le recommande l’ensemble des productrices. Quant au Dr Konan Georgette, elle a évoqué la valeur nutritionnelle de l’attiéké essentiellement due à sa composition en protéines (poisson), lipides (huile), glucides (attiéké) et vitamines (tomate, oignon, piment). Toujours au titre des communications, le Dr Djeni Théodore de l’Université d’Abobo Adjamé s’est prononcé sur les conditions de labellisation de l’attiéké. Selon lui, l’attiéké occupe plus que jamais une place importante dans le régime alimentaire des ivoiriens et à ce titre, sa fabrication devra répondre à une norme (Norme Ivoirienne, CODINORM), gage de qualité du produit. Il a surtout dénoncé l’insalubrité observée lors de la fabrication de l’attiéké. Il a enfin préconisé la labellisation de l’attiéké enfin d’en tirer meilleur profit. Le 1er festival de Garba s’est achevé le Dimanche 30 Octobre 2011 sur le coup de 16h30 avec la remise à chaque participant d’un diplôme de participation. Le CSRS entend poursuivre la recherche sur le manioc en mettant un accent particulier sur les déterminants du choix alimentaire grandissant de l’attiéké-garba et sur les risques de production de contaminants chimiques liés au mode de friture du poisson accompagnant le mets attiéké-garba.

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