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Atelier national sur l’Ulcère de Buruli: Les chercheurs identifient les nouvelles approches de contrôle de l’ulcère de buruli

A l’initiative du Consortium Afrique One, du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, s’est tenu à Adiopodoumé les 10 et 11 Octobre 2011 un atelier national sur l’Ulcère de Buruli dont le thème était : « Contrôle efficient de l’Ulcère de Buruli en Côte d’Ivoire: nécessité d’une approche intégrée Recherche-Lutte ». L’objectif général de cet atelier était de mettre en place un plan de collaboration entre les praticiens du PNLUB et les chercheurs travaillant sur cette affection. Il s’agissait plus spécifiquement de (i) comprendre la stratégie de lutte du Programme National de Lutte contre l’Ulcère de Buruli (PNLUB) afin d’y associer le volet recherche (ii) évaluer les difficultés institutionnelles et organisationnelles des praticiens de terrain (iii) identifier les nouvelles pistes de recherche sur l’Ulcère de Buruli (iv) mettre en place un réseau impliquant tous les acteurs dans la lutte contre l’Ulcère de Buruli en Côte d’Ivoire.
Près de 42 acteurs nationaux dont 5 issus du Programme National de Lutte Contre l’Ulcère de Buruli (PNLUB), 7 des Universités de Cocody et Abobo Adjamé, 25 des institutions de recherche et 5 des Centres hospitaliers.
Dans son mot de bienvenu, le Directeur Général du CSRS est revenu sur la nécessité de mieux appréhender l’Ulcère de Buruli afin d’œuvrer efficacement à son contrôle. L’ulcère de Buruli fait partie des maladies tropicales négligées dont l’effet néfaste sur les populations rurales va en croissant. Il a ensuite adressé ses sincères remerciements aux participants pour avoir effectué le déplacement avant de souhaiter un plein succès à l’atelier dont les conclusions devraient constituer un guide d’action. 
Durant 2 jours, les participants à l’atelier ont dressé le bilan de leurs actions avec un accent particulier sur les acquis, les faiblesses et opportunités et les questions de recherches. Trois communications portant sur de nouveaux projets ont été faites par les chercheurs du CSRS Les réflexions ont davantage été approfondies via la mise en place de 4 groupes de travail qui ont respectivement planché sur (i) le traitement et la prise en charge de l’Ulcère de Buruli (ii) les nouvelles questions de recherche (iii) les nouvelles méthodes de diagnostic-perspectives (iv) les approches pour l’amélioration de la collaboration dans la stratégie de lutte.
Après avoir dégagé les problèmes qui minent le système de santé et établi le schéma organisationnel des structures intervenant dans le domaine de la lutte contre l’Ulcère de Buruli, l’atelier a formulé d’importantes recommandations dont la prise en compte pourrait soulager les populations. 
Les nouvelles méthodes de diagnostic et les modes de transmission de la maladie ont été les principales pistes de recherches. La formation des acteurs responsables dans la prise en charge reste une exigence. L’atelier a souhaité la participation de quelques membres à l’atelier sur l’Ulcère de Buruli à Accra au mois d’octobre 2011. Ce serait une occasion de présenter les conclusions et mieux préparer la réunion pour la rencontre annuelle de l’OMS à Genève sur l’UB. Les centres de prise en charge on souhaité bénéficier de l’expertise dans l’analyse des données cliniques. Enfin le groupe a souhaité se mettre à la disposition du Ministère de la santé publique pour la mise en place de la cellule scientifique d’appui à la lutte contre l’Ulcère de buruli. 
L’Ulcère de Buruli est une maladie provoquée par l’infection à Mycobacterium ulcerans ; elle fait partie des maladies tropicales dites négligées malgré l’existence, et la gratuité du diagnostic et du traitement. L’infection entraine une destruction étendue de la peau et des tissus mous avec la formation d’ulcères de grande dimension, se localisant en général sur plusieurs parties du corps. La maladie est handicapante et occupe les autres membres de la famille. En l’absence de traitement précoce, la maladie peut laisser des incapacités fonctionnelles durables comme des restrictions des mouvements articulaires ou des problèmes esthétiques très apparents.
Afrique One est un consortium africain travaillant sur l’écosystème et la santé de la population (www.afriqueone.net).

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