News

Indicateur Géographique (IG) pour les produits terroir ivoirien : Accroitre l’impact socioéconomique et culturel de l’Attiéké en Côte d’Ivoire

Au sein de l’Union Européenne, le prix d’un produit IGP/AOP peut dépasser jusqu’à 40 % celui d’un produit conventionnel ne portant pas d’IG. En Côte d’Ivoire, l’un des produits alimentaire présentant un fort potentiel pour être reconnu comme IG est l’Attiéké.Depuis 2013 un projet de recherche visant à faire de l’Attiéké de Côte d’Ivoire un IG a été initié par le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, avec l’appui financier du WAAPP/FIRCA et le PASRES. « Le rôle que le CSRS a voulu jouer c’est de présenter des bases scientifiques dans la caractérisation des produits pour permettre aux producteurs de maitriser leur produits. L’idée étant qu’à la suite du chercheur les autres acteurs puissent porter le projet à terme c’est-à-dire à l’obtention de l’IG » a affirmé le Prof. Bassirou Bonfoh, Directeur Général du CSRS lors de son discours d’ouverture.Dans une méthode accélérée de recherche participative,  le projet a impliqué plusieurs acteurs de la filière Attiéké sur les 5 sites (Abidjan, Grand-Lahou, Jacqueville et Yamoussoukro) d’étude sélectionnés. Après 3 ans de travaux, les résultats de recherche dudit projet ont été présentés lors d’un atelier de restitution le mercredi 27 janvier 2016. Le principal objectif de cet atelier était d’arriver à établir un plan d’action pour compléter les activités du projet qui permettraient d’arriver dans les meilleurs délais à l’obtention de l’IG de l’Attiéké en Côte d’Ivoire. A cet atelier étaient présent les institutions parties prenantes au projet, des acteurs de la filière Attiéké des différents sites d’étude et des représentants des bailleurs de fonds.Quatre présentations majeures ont été effectuées pour résumer les acquis du projet. Des aspects sociologiques aux aspects socio-économiques en passant par les aspects géographiques et technologiques, l’équipe de chercheur qui a travaillé a présenté les conclusions de trois (3) premières années de recherche. Que retenir donc de toutes ces présentations ? Dans un premier temps les Attiéké qui présentent le plus de potentialités ont été identifiés après la caractérisation de chaque type d’Attiéké en Côte d’Ivoire. Les Attiéké de Grand-Lahou, de Jacqueville et l’Attiéké Abodjama se sont révélés les plus prometteurs quant à l’obtention de l’IG. Ensuite, plusieurs recommandations ont été faites à savoir  une mobilisation des acteurs qui doivent s’organiser, la standardisation des procédés de production, le développement de marques, le renforcement de l’histoire de chacun de ces produits et une politique de valorisation et de promotion des produits suscités.   Relativement au plan d’action pour la suite du projet un débat ouvert a permis aux participants de présenter leurs points de vue quant aux manquements éventuels des études présentées. En somme, les participants sont revenus, sur les propositions faites par les chercheurs pour avoir des éclaircissements et au besoin y apporter des éléments d’amélioration. Dans l’ensemble les participants ce sont surtout engagés à soutenir les actions listés et contribuer ainsi au à l’obtention de l’IG à condition que leurs capacités soient renforcées. 

FacebookTwitterGoogle Plus