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Crise du manioc : Le CSRS, ensemble avec ses partenaires, se penche sur ce problème !

Intensifier les systèmes de production, actualiser les calendriers culturaux, réduire les pertes post-récoltes et promouvoir les nouvelles variétés de manioc. Ce sont là les pistes de solutions proposées suite à l’atelier initié par le CSRS impliquant la plupart de ses partenaires. pour faire face à la pénurie de manioc que vit la Côte d’Ivoire depuis le mois de février 2016. Ils ont dégagé ces différentes solutions au cours d’un atelier qui s’est tenu ce vendredi 08 juillet 2016 à la salle Norbert Béhi du CSRS sous la présidence du Dr Daouda Dao, Directeur des Ressources et de la Valorisation au CSRS, représentant le Directeur Général.

Aux solutions précitées, s’ajoute la diversification de la production du manioc de sorte à avoir un manioc spécifique pour chaque dérivé en l’occurrence « le Yavo pour l’attiéké, l’Olenganga-Sika pour le placali, le Broni pour l’amidon et ainsi de suite. Par cette démarche nous aboutirons à une spécialisation de la demande et ainsi une baisse de la pression sur les demande pour la production de l’attiéé ».
« Toutes ces actions ne peuvent être menées qu’avec la mise à disposition de fonds aux chercheurs et institutions pour tester et valider des systèmes de production et de commercialisation durables », souhaite Docteur Hgaza Valéry, chercheur associé au CSRS.
Les causes de la pénurie
Selon Docteur Aka Solange, chercheur associé au CSRS, les causes sont multiples et d’ajouter « Aujourd’hui le manioc est utilisé pour faire de l’attiéké, du placali, de l’amidon, de la farine de pain, du papier et bien d’autres produits. Il n’est donc plus en quantité suffisante pour produire de l’attiéké ; l’un de ses principaux dérivés et un mets très prisé ».
Elle poursuit par dire que « les cultures de rentes telles que l’hévéa ont été privilégiées au détriment du manioc. Mais en plus les quelques régions qui en cultivent toujours (centre du pays) sont parfois inaccessibles. D’où le coût élevé du transport de la tonne », a déploré Docteur Solange Aka, chercheur associé au CSRS.
Il est à noter que 9 institutions en plus des Ministère de l’industrie, le MINADER et le District d’Abidjan, ont participé à cet atelier. Ce sont l’ANADER, le FIRCA, la SODEXAM, CODINORM, la Chambre de Commerce, l’I2T, le CIRES, NESTLE, l’OIPI.

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