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Lancement à San Pedro du projet d’évaluation du poids de la rage

L’Institut national d’hygiène publique (INHP) et des partenaires nationaux et internationaux ont procédé à San Pedro au lancement du projet d’évaluation du poids de la rage en Côte d’Ivoire, deuxième localité retenue pour recueillir les informations nécessaires pour l’adoption d’une stratégie efficace de lutte contre cette maladie. Financé par la fondation GAVI (Global alliance for vaccines and immunization) et exécuté par le Centre suisse de recherche scientifique (CSRS), ce projet vise à connaitre le nombre de personnes mordues ou griffées par des chiens, le nombre de chiens dans les zones pilotes, le nombre réel des personnes susceptibles d’être prises en charge, selon le superviseur vétérinaire du projet GAVI-CI, Dr Boka Bokou Marcel. Le projet, a-t-il précisé, va permettre de mettre en place une équipe d’enquêteurs qui sera formée sur la question de la rage, avec pour mission de collecter auprès des ménages de la commune de San Pedro et dans un rayon de  50 km, des données réelles sur la population canine, notamment le taux de morsures, le taux d’exposition à la rage des personnes mordues, ainsi que l’incidence réelle de la rage animale et humaine dans le département de San Pedro. Ces informations permettront d’identifier dans la zone les faiblesses de la surveillance de la rage et proposer une meilleure stratégie de lutte. Le superviseur national du projet, Dr Sopie Matilde, a demandé aux populations de redoubler de vigilance, soulignant que seuls la prévention par la vaccination des chiens et le suivi des personnes mordues peuvent aider à éviter la mort due à la rage qui, a-t-elle expliqué, « ne se guérit pas une fois déclenchée ». Le projet GAVI qui s’étend, pour sa phase pilote à trois pays africains, à savoir le Mali, le Tchad, la Côte d’Ivoire, prend fin en 2017. En Côte d’Ivoire, sont concernés pour cette phase les départements de Bouaké et de San Pedro, à cause du grand nombre de décès dus à la rage. De 2011 à 2013, l’on a enregistré en Côte d’Ivoire 73 cas de rage humaine avérés sur 20.750 personnes exposées, dont 54% d’enfants de moins de 15 ans. De janvier à mai 2014, il a été enregistré neuf cas de décès dus à la rage sur près de 4.500 personnes exposées, a-t-on révélé. (AIP)

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