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Un programme « One Health » pour les pays de l'Afrique de l'Ouest pour les années à venir

La reunion technique et ministérielle de l’Afrique de l’Ouest sur l’approche “Une seule santé » pour la lutte contre les zoonoses et les menaces de santé publique connexes a été ouverte à Dakar, le 8 novembre 2016 par le Prof. Awa Marie Coll Seck, Ministre Sénégalaise de la santé et de l’action sociale. L’un des objectifs de cette réunion était de sensibiliser les pays de l’Afrique de l’ouest sur les aspects opérationnels et techniques de l’approche One Health, y compris les progrès à ce jour, les défis et les leçons apprises en Afrique et dans la sous-région de l’Afrique de l’ouest. Plusieurs communications ont montré que les grandes flambées épidémiques mondiales sont causées par des maladies provenant des animaux ou de l’environnement. Par conséquent, il est nécessaire d'adopter une approche One Health dans les futures stratégies visant à améliorer la santé publique mondiale. Les chiffres suivants démontrent l'urgence de la question : • 75% des nouvelles maladies infectieuses humaines, y compris l'Ebola, le VIH et la grippe, ont une origine animale • 60% des maladies infectieuses humaines existantes sont zoonotiques • 80% des agents potentiellement utilisables dans le bioterrorisme sont des agents pathogènes zoonotiques Ces statistiques ont convaincu les pays ouest-africains à s’engager dans l’approche One Health pour atteindre la santé et la sécurité mondiales. Le Sénégal, le Cameroun et le Nigéria ont partagé leur expérience dans la mise en place de groupes de travail sous différents arrangements institutionnels et de leaderships. Le Gabon, le Ghana et le Burkina Faso ont partagé leurs expériences en matière de surveillance de la maladie à virus Ebola, de la résistance aux antimicrobiens et de la rage. Le One Health n’est pas un concept nouveau mais plutot actuel étant donné les besoins en cours en matière d’amélioration du système de santé. La position d’Afrique One-ASPIRE à cette réunion politique et de consultation est que nous n’avons pas besoin de créer de nouvelles institutions mais nous avons besoin de renforcer celles qui existent avec une bonne communication et un fort renforcement des capacités des systèmes de pensée en place. Par ailleurs, la recherche est essentielle pour appuyer le système de surveillance-réponse par l'intermédiaire de laboratoires de référence et d'instituts de recherche en santé publique. Si nous voulons accélérer la qualité des systèmes de santé, l'implication de toutes les parties prenantes (communautés) est importante et les ressources doivent être allouées proportionnellement à la valeur ajoutée que chaque secteur pourrait fournir. Depuis 2009, Afrique One s’est lui-même positionné comme un consortium de recherches Africains qui génère des connaissances et les traduit en action. Les bonnes réalisations d’Afrique One ont rassuré les bailleurs de fonds à engager une seconde phase nommée Afrique One-African Science Partnership for Intervention Research Excellence (Afrique One-ASPIRE). Afrique One-ASPIRE (2016 – 2021) met l'accent sur les maladies zoonotiques endémiques (maladies transmissibles entre les animaux et les êtres humains) par le renforcement des capacités. Son aspiration est de construire une capacité de recherche panafricaine de premier plan mondiale en One Health. Afrique One-ASPIRE est finance par un consortium de bailleurs compose du Wellcome Trust, de l’Académie Africaine des Sciences (AAS), de l’UKaid et de l’Union Africaine à travers le NEPAD. Il comprend 9 institutions africaines (CSRS, IHI, EISMV, NMIMR, IRED, SUA, NMIR, NM-AIST, Beca/ILRI), 5 autres institutions africaines (TAWIRI, UDSM, MAKUN, KCRI/KCMC, MUHAS) et 2 partenaires du Nord (Université de Glascow et SwissTPH) dans 9 pays (Côte d’Ivoire, Sénégal, Ghana, Tchad, Tanzanie, Kenya, Ouganda, Royaume Uni, Suisse). Cette gamme d’expérience montre que le One Health n’est pas un concept nouveau mais plutôt une approche nouvelle. En Afrique de l’ouest, le terrain du One Health n’est pas vierge.

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