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D'inquiétantes révélations sur la prévalence du diabète et de l’hypertension artérielle

Tiassalé, 10 mars (AIP) - selon des chiffres rendus public jeudi par le Pr Dinard Kouassi directeur de l’INSP (Institut National de la Santé Publique) et Dr Véronique Laubhouet Koffi, présidente de la Ligue Contre l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires, le diabète et l'hypertension artérielle sont en très forte progression en Afrique et en Côte d'Ivoire. C'était jeudi à l'occasion du lancement de la recherche sur l ' interrelation entre les maladies infectieuses et les maladies non transmissibles, à la salle de conférence Zadi Kessy Marcel de la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE) à Taabo.  Ainsi, selon le Professeur Kouassi, aucun cas officiel de diabète n'était connu en Afrique au début du siècle dernier.  En 1970, il n'y avait que 170 diabétiques connus à Abidjan. De nos jours, ce sont plus 48000 qui sont enregistrés et suivis, ce qui représente une prévalence de 10 % des malades, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qu'il a cité.  Il a aussi ajouté que chaque décennie, le nombre de diabétiques augmente de 2000 cas. Toutefois, l’OMS, estime que +70 % des diabétiques s'ignorent.  Quant à Dr Laubhouet Koffi, la prévalence de l'hypertension artérielle est passée de 10 % en 1976 à 21 % en 2006 pour atteindre 30 % en 2015 en Afrique. Pour elle, il faut sonner l'alerte et la mobilisation pour freiner la progression du fléau.  C'est pourquoi, ces deux spécialistes du diabète et de l'hypertension artérielle ont salué l'avènement de l'étude qui vise à approfondir les liens entre les maladies infectieuses (paludisme et les maladies parasitaires) et ces deux maladies (diabète et l'hypertension artérielle) dont les prises en charge ont un coût élevé.  Toutefois, avant même le début de réalisation de l'étude, les deux spécialistes ont révélé que nos comportements quotidiens sont les facteurs qui augmentent les risques de ces maladies.  Il s'agit entre autres de nos habitudes alimentaires, de l'absence ou de l'insuffisance de la pratique du sport, de notre environnement insalubre. Pour eux donc, il faut assainir notre environnement, revoir ce que nous consommons et promouvoir la pratique du sport, dont le plus simple et le plus efficace reste la marche.  Ils ont donc salué et encouragé le projet dont ils ont dit "attendre beaucoup". Et le Dr Véronique Laubhouet Koffi de conclure que les résultats attendus éviteront à de nombreuses personnes "la mort précoce ".  Il faut rappeler qu'à l'initiative du Centre Suisse de Recherche Scientifique (CSRS) en partenariat avec le Swiss TPH (Institut Tropical et de Santé Publique Suisse), un projet de recherche pour approfondir les liens entre les maladies infectieuses (paludisme et les maladies parasitaires) et les maladies non transmissibles (diabète et l'hypertension artérielle) aura lieu à Taabo -cité et dans deux villages de la sous-préfecture de Taabo. L'étude a été lancée jeudi par le Préfet de Taabo, Ouattara Maténé et durera jusqu'à la fin de l'année 2017.  Kassoum Diarrassouba (AIP) 

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