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L'Indication Géographique (IG) pour le développement de la Côte d’Ivoire

Le Lundi 14 Septembre 2015, s’est tenu au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) un atelier portant sur « l’Etude de faisabilité de la phase II du Projet d’Appui à la Mise en Place des Indications Géographiques (PAMPIG) » initié par le GRET (ONG française du développement solidaire) et l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) () avec l’assistance financière de l’Agence Française de Développement (AFD).
En prélude à des informations sur le projet PAMPIG II, il a été fait un rappel des acquis du PAMPIG I (période) et de l’état des lieux des capacités en matière d’Indication Géographique (IG) en Côte d’Ivoire et par la suite des réflexions sur les axes d’intervention du PAMPIG II ont été menées.
Une quinzaine d’institutions partie prenantes du projet représentées par des chercheurs et autres personnes ressources étaient présentes  à cette plateforme de réflexion. Il s’agissait de chercheurs du CSRS dont la Direction Générale était représenté par le Prof. Kouassi Dongo, de chercheurs des Universités Nangui Abrogoua (UNA) et Félix Houphouet Boigny de Cocody (U-FHB), de représentants des structures administratives d’appui aux IG et de développement durable (Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle et Agence Nationale d'Appui au Développement Rural), de partenaires financiers et techniques internationaux (AFD) et Organisation des Nations Unis pour le Développement Industriel (ONUDI)) et de responsables de groupements professionnels opérant dans les filières de produits potentiels, notamment les toiles de Korhogo et le produit Attiéké.Ainsi, sous la conduite du consultant Dr Charlemagne Nindjin chercheur associé au CSRS, est-il ressorti de cet atelier que le PAMPIG I a permis l’identification de plusieurs produits potentiels a une démarche IG (environ 72 dans les Etats membres de l’OAPI avec près d’une douzaine en Côte d’Ivoire) et la reconnaissance au niveau régional, en 2013-2014, des trois premières Indications Géographiques (IG) en Afrique Subsaharienne (Poivre de Penja et Miel d’Oku au Cameroun, Café Ziama-Macenta en Guinée).
Ce projet a également favorisé la création de cadre institutionnel, ainsi que des comités nationaux en charge des IG (CNIG) dans 9 pays membres de l’OAPI.En Côte d’Ivoire, deux produits, des plus prometteurs à une démarche IG, les toiles de Korhogo et les attiékés des peuples lagunaires ont été proposés pour la phase II du PAMPIG. En guise de recommandation, il est ressorti que l’organisation des groupements des acteurs des filières en sociétés professionnelles selon les normes de l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) et la formation de ceux-ci au concept et bienfaits des IG se sont avérées fondamentales pour l’aboutissement d’une IG. Les participants ont également vivement souhaité l’implication totale des groupements professionnels ainsi que celle des autorités administratives. En effet, ces dernières doivent accorder de façon officielle un statut opérationnel au Comité National des Marques Collectives et des Indications Géographiques (CMC) de l’Etat ivoirien. Ce qui signifie que les actions sur le terrain en amont des chaines de valeurs doivent être le pilier du plan d’action du PAMPIG II. Par ailleurs, toutes les administrations en charge des IG et structures techniques d’appui doivent pouvoir jouer pleinement leurs rôles avec des actions concrètes dans un chronogramme bien défini sous la coupole de responsables identifiés. Au terme de cet atelier, tous les acteurs ont manifesté leur engagement et désir à la réussite de ce plan d’action du PAMPIG II qui valorise le patrimoine ivoirien et qui contribue au développement local. Tout en remerciant les initiateurs de cet atelier et les bailleurs, les participants ont réitéré leur entière disponibilité pour la réussite de cette seconde phase du projet. 

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