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Santé : une rencontre panafricaine pour mettre en lumière les travaux des chercheurs Africains

Les plus grands scientifiques d’Afrique se réunissent du 3 au 5 juillet 2017 à Accra (Ghana) pour partager leurs travaux dans le domaine de la santé. Ils viennent de 54 universités, instituts et centres de recherche de 21 pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire qui sera représentée par le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS). Le cadre qui les rassemble est la réunion annuelle du programme « Developing Excellence in Leadership, Training and Science (DELTAS Africa) ». C’est un programme de 100 millions de dollars qui vise à susciter des leaders de classe mondiale en matière de recherche. DELTAS Africa est une initiative ambitieuse lancée en 2015 pour une durée de 5 ans et financée par un consortium de bailleurs composé de l'Académie Africaine des Sciences (AAS), l’Alliance for Accelerating Excellence in Science in Africa (AESA), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), le Wellcome Trust et la Coopération Britannique (DFID).

« Nous sommes heureux d'accueillir certains des meilleurs esprits de l'Afrique au Ghana, ce qui montre un engagement de nos scientifiques à galvaniser les ressources pour résoudre nos urgents défis de santé », a déclaré le Professeur Kwabena Frimpong-Boateng, Ministre de l'Environnement, des Sciences, de la Technologie et de l'Innovation du Ghana.

Au cours des deux années qui ont suivi sa mise en œuvre, DELTAS Africa a recruté près de 500 boursiers de niveau master, doctorat et post doctorat, dont la moitié est composé de femmes. Neuf (9) parmi ces boursiers proviennent de la Côte d’Ivoire et sont tous des chercheurs associés au CSRS.

« Nous sommes fiers des progrès réalisés jusqu'ici. Grâce à DELTAS Africa, nous contribuons à accroître le nombre de chercheurs africains en santé ainsi que des femmes scientifiques et à fournir l'infrastructure nécessaire pour faire de la recherche de qualité pour améliorer les résultats sur le plan de la santé et conserver nos meilleurs jeunes talents sur le continent », a déclaré le Dr Tom Kariuki, Directeur de l'AESA.

L’Afrique fait face à une insuffisance de chercheurs. Cela limite les efforts du continent pour améliorer ses systèmes de santé publique vu que c’est une condition préalable à l’établissement de systèmes de santé efficace. Les récentes épidémies dévastatrices à l’instar de la maladie à virus Ebola ont souligné le manque de médecins formés et révélées la désuétude des systèmes de recherche et de santé africains.

D'ici 2034, le continent devrait abriter la plus grande population en âge de travailler au monde. Soit 1,1 milliard. Construire la base de connaissances qui créera des emplois de haut niveau axés sur la recherche et le développement (R & D) pour cette jeune population afin qu'elle puisse vivre, travailler et prospérer en Afrique, nécessiteront des investissements massifs nationaux et étrangers dans la R & D africaine. L'AESA et ses partenaires, tels que le Wellcome Trust et DFID, s'engagent à cela à travers des investissements dans le programme DELTAS Africa.

• Le développement du vaccin contre le paludisme, le VIH et la tuberculose, y compris la recherche sur les moyens de contrôle et d'élimination des maladies endémiques en Afrique
• La surveillance démographique et sanitaire en vue d’informer les politiques et de mettre en œuvre des mesures adaptées
• Une meilleure compréhension des maladies tropicales négligées pour conduire au développement de nouveaux traitements et d'approches préventives.

Selon le Dr Alphonsus Neba, Directeur du programme pour DELTAS Africa : « Les nations dont les populations sont en bonne santé sont des pays riches. La recherche en santé génère des connaissances pour améliorer les systèmes de santé et fournir une main-d'œuvre productive et saine qui peut contribuer au développement socio-économique ».

La réunion annuelle de DELTAS Africa constitue également une plate-forme essentielle pour la collaboration intra-africaine, qui reste sensiblement en retard par rapport à la collaboration étrangère.

« La collaboration est essentielle pour optimiser nos ressources limitées pour résoudre nos défis communs », explique le Dr Neba.  

À propos de l'AESA

Lancé en 2015, l’Alliance for Accelerating Excellence in Science in Africa (AESA) est une plate-forme pour l'élaboration de stratégies, la mobilisation de ressources, la mise en œuvre de programmes scientifiques, technologiques et d'innovation en Afrique.

L’AESA a été créée par l'Académie africaine des sciences (AAS) et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) en partenariat avec Wellcome Trust, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Coopération Britannique (DFID). L’AESA a été fondée pour s'assurer que l'Afrique prend ses responsabilités et son leadership dans l'élaboration du destin de la science africaine. Sa mission est de catalyser les investissements, les stratégies et les programmes qui favorisent les esprits les plus brillants en Afrique, favorisent l'excellence scientifique, inspirent le leadership de la recherche et accélèrent l'innovation de manière à améliorer les vies et à déplacer le centre de gravité de la science africaine en Afrique. www.aesa.ac.ke

À propos du Wellcome Trust

Le Wellcome Trust est une fondation internationale de bienfaisance dédiée à l'amélioration de la santé. La fondation fournit plus de £ 700 millions par an pour soutenir les esprits brillants dans les sciences, les sciences humaines et les sciences sociales, ainsi que l'éducation, l'engagement public et l'application de la recherche à la médecine.

Le portefeuille de placement du Wellcome Trust est de 18 milliards de livres. Il lui donne l'indépendance nécessaire pour soutenir un travail de transformation comme le séquençage et la compréhension du génome humain ; la recherche qui a établi des médicaments de première ligne pour le paludisme. www.wellcome.ac.uk 

À propos du DFID

Le Département du développement international (DFID) dirige le gouvernement du Royaume-Uni dans la lutte contre la pauvreté grâce à la création d'emplois, l'autonomisation des femmes et des filles et aide à sauver des vies dans les situations d'urgence humanitaire. Il soutient également la recherche en vue d’utiliser les résultats scientifiques comme des bases pour une meilleure façon de réduire la pauvreté mondiale. www.gov.uk/government/organisations/department-for-international - development/about/research

Contacts Deborah-Fay Ndlovu
AESA
d.ndlovu@aasciences.ac.ke +254 727 660 760 | +254 20 806 0674 

Emmanuel Dabo
Afrique One-ASPIRE
emmanuel.dabo@CSRS.CI +225 89 40 31 52 | +225 78 13 97 27

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