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Côte d’Ivoire/Lutte contre la rage : Le CSRS en possession d’informations précises pour l’élimination de la maladie mortelle

Le vendredi 18 mai 2018 s’est tenu au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) un atelier de restitution de deux années (2015-2017) de recherches sur la rage conduit dans les villes de San Pédro et Bouaké (Côte d’Ivoire). Ces recherches ont été menées dans le cadre du projet Rage-GAVI financé par la fondation GAVI et dont l’objectif était d’estimer l'impact de la rage canine sur la santé humaine en Côte d'Ivoire. A en croire le Prof Bassirou Bonfoh, Directeur général du CSRS et investigateur principal du projet Rage-GAVI, les résultats des études conduites sont très probantes et contribueront à l’élaboration de la stratégie d’élimination de la rage en Côte d’Ivoire.

Il ressort en effet des études, une estimation claire de la population canine de la Côte d’Ivoire. Celle-ci est de « 1.276.000 à 1.500.000 » de chiens. C’est une information importante en ce sens qu’elle aide à évaluer les coûts pour une vaccination de masse des chiens, seul recours efficace pour éradiquer la rage canine et par ricochet, la rage humaine. Car, comme l’a affirmé Dr Vessaly Kallo, Coordonateur national du projet Rage-GAVI, « il n’y a pas de rage humaine sans rage canine ».

Par ailleurs, les études réalisées dans le cadre du projet Rage-GAVI ont permis la facilitation du diagnostic des chiens mordeurs (chiens ayant mordus des personnes ou animaux et suspectés de porter le virus de la rage). Cela a été possible grâce à la comparaison entre les tests IFD et Anigen. Il existe une conformité à 100% entre les deux tests. Toutefois, le test Anigen présente un avantage sur le test IFD. En plus d’être rapide, il est possible d’être réalisé dans les zones ne disposant pas de centres de santé d’où une amélioration de la surveillance des chiens mordeurs. Ce qui n’est pas le cas du test IFD qui lui, se fait uniquement dans les antennes du Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole.

S’agissant de la rage humaine, il est à noter l’utilisation d’un nouveau protocole antirabique qui est celui utilisé par la Croix Rouge Thaïlandaise et d’ailleurs, recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce protocole est moins douloureux et moins couteux pour les populations. Il permet de réduire le coût élevé des vaccins contre la rage, ainsi que le nombre pléthorique de perdus de vue (des personnes qui commencent le traitement contre la rage, mais qui ne terminent pas). A cet effet, la Côte d’Ivoire à travers son Ministère de la santé et de l’hygiène publique est invitée à ratifier le ce nouveau protocole antirabique.

Ce sont ses résultats que le CSRS a bien voulu présenter à la fois aux décideurs, représentants d’institutions nationales et internationales, journalistes, chercheurs et communautés en vue de les sensibiliser et d’obtenir leur soutien dans la lutte pour l’élimination de la rage en Côte d’Ivoire. Ces derniers ont salué le travail abattu par le CSRS et ses partenaires. Ils ont par ailleurs faire des propositions. Celles-ci sont entre autres, la création d’une police vétérinaire, la mise en application de la réglementation en vigueur sur la possession d’animaux domestiques, le renforcement de la sensibilisation, etc.

Les participants à cet atelier de restitution sur des activités réalisées dans le cadre du projet Rage-GAVI ont, chacun en ce qui le concerne promis d’œuvrer à l’élimination de la rage au travers d’un plaidoyer auprès de leur hiérarchie.

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