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Recherche à Taï : à la découverte d’un outil révolutionnaire

Ça y est !! Le projet « R-POD, ESSAIS EN FORÊT DENSE IVOIRIENNE AVEC UN DRONE » a connu son lancement officiel ce lundi 22 octobre 2012 dans la salle Norbert Béhi du CSRS en présence de plusieurs chercheurs, représentants d’agences gouvernementales et universités. « le drone va nous permettre de révolutionner la visibilité dans nos forêts » a confié le Prof Bassirou Bonfoh, Directeur Général du CSRS lors de la cérémonie de présentation dudit projet. Pour lui, une telle initiative revêt un caractère salutaire en ce sens qu’elle offrira l’occasion de renforcer les capacités des chercheurs associés au CSRS. Il s’est surtout appesanti sur la nécessité de percevoir le drone comme une innovation dont la mise en route effective nécessitera la contribution de toutes les compétences exerçant dans le domaine de la conservation. 

Quels sont les tenants et les aboutissants du drone ? Pour en savoir davantage, la rédaction a interviewé pour vous, M. Nicolas Delley de la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion - Vaud (HEIG-VD) en Suisse. 

Service communication CSRS : Vous parlez d’utilisation du drone en milieu forestier, de quoi s’agit-il ? 

Nicolas Delley : nous voulons faire un test avec le drone en forêt dense pour pouvoir cartographier des zones, effectuer des relevés, voir l’évolution de la végétation ou de la déforestation dans des zones où les images satellitaires ne sont pas utilisables du fait des nuages à haute altitude empêchant de voir la forêt. 

SC-CSRS : Avec l’arrivée du drone, qu’est ce qui va fondamentalement changer ? 

N D : L’idée c’est de pouvoir apporter un nouvel outil de mesure aux professionnels qui travaillent ici et de les former afin qu’ils puissent eux-mêmes par la suite aller faire des relevés réguliers depuis le ciel et également traiter les images générées de manière autonome et obtenir des mosaïques d’image. 

SC-CSRS : Le drone a été conçu puis testé en Suisse. Comment comptez-vous l’adapter au contexte africain notamment au Parc National de Taï ? 

N D : Nous allons essayer d’amener progressivement les outils qu’on utilise traditionnellement chez nous. Il s’agira dans un premier temps de former les chercheurs, surtout voir comment ils peuvent l’utiliser et ce sera en fonction des tests qu’on arrivera à effectuer qu’on pourra ensuite revenir éventuellement avec un autre drône pour couvrir des zones plus grandes, permettant ainsi d’obtenir des résultats plus concrets et productifs. 

SC-CSRS : Quelles sont les modalités d’utilisation du drone ? 

N D : Il faut avoir une zone relativement dégagée sur une trentaine voire quarantaine de mètres pour pouvoir effectuer le décollage et l’atterrissage de manière automatique et sans soucis. Parce qu’en réalité, si l’on veut vérifier la rentabilité du drone, il est important de faire plusieurs missions. Depuis 2 ans qu’on l’utilise, nous n’avons pas encore connu de crash et si tout est fait de manière consciencieuse, il n’y aura aucun problème. 

SC-CSRS : De manière concrète, comment se fait le décollage du drone ? 

N D : On branche simplement la batterie et l’appareil photo et on attend qu’il s’initialise. Quand on entend un petit bruit, ceci signifie qu’il est prêt à décoller, il reconnait sa position grâce au GPS, puis on procède à une petite vérification de la camera, on secoue le drone ( en haut, en bas 3 fois), on se met face au vent et on le lance. 

Pour toute information complémentaire, veuillez consulter le site internet suivant : http : //www.r-pod.ch

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