Une vue de la salle de conférence à l'ouverture du colloque
Pour le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, cet anniversaire constitue une étape importante, mais aussi une occasion de réfléchir à l’avenir de la recherche en Afrique. Depuis sa création, l’institution entend produire des connaissances, former des scientifiques, éclairer la décision publique et contribuer à la transformation des résultats de la recherche en solutions utiles au développement durable.
Le directeur du CSRS, Professeur Jérémie ZOUEU, a estimé que les 75 ans du Centre ne constituent pas un âge de repos, mais plutôt « un âge de maturité, de confiance et de responsabilité ». Selon lui, l’enjeu est désormais de faire fructifier cet héritage et de le transmettre aux générations futures. Le Centre souhaite ainsi poursuivre ses travaux sur des problématiques telles que la santé, la biodiversité, la sécurité alimentaire, le changement climatique, les inégalités socio-économiques et la transformation numérique.
Toutefois, le colloque prévoir créer un espace d’échanges scientifiques autour des défis actuels et futurs. Par conséquent, les participants doivent réfléchir aux liens entre recherche et action publique, innovation, entreprises et besoins des populations. L’objectif affiché est de parvenir à des feuilles de route concrètes, de renforcer les réseaux scientifiques et d’ouvrir de nouvelles trajectoires de recherche susceptibles d’avoir un impact sur les sociétés.
Représentant le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur Arsène Kobéa Toka, a insisté sur la nécessité de franchir une nouvelle étape dans le développement de la recherche scientifique. « Les 75 premières années ont permis de bâtir l’institution. Les 25 prochaines doivent bâtir un modèle africain de recherche partenariale, financé durablement, ancré dans les besoins de nos populations et ouvert sur le monde », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs souligné l’importance d’un dialogue plus étroit entre les chercheurs et les décideurs publics. « La recherche doit parler au pouvoir et le pouvoir doit écouter la recherche », a-t-il relevé.
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